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De la description des textes à l’interprétation des oeuvres…

Objet : Partir de la description des textes pour parvenir à l’interprétation des oeuvres…

But : Montrer la diversité des voix et les éléments communs (la tension entre rupture et continuité)

Dans le but d’explorer les avenues qu’empruntent les auteurs de la collection « Décentrements » pour exprimer les différentes facettes de la culture numérique dont nous avons commencé à prendre conscience à la faveur d’un premier défrichement, nous parcourrons les oeuvres du corpus auteur par auteur, dans une attitude tournée vers la description dans un premier temps, mais avec une attention plus poussée aux indices d’une participation volontaire ou tacite à la culture numérique d’un point de vue québécois.

C’est ainsi que nous verrons, dans l’ordre :

Josée Marcotte

Mahigan Lepage

Sarah-Maude Beauchesne

Audrey Lemieux

Annie Rioux

Projet : l’idée, le plan et l’échéancier

L’idée

Le titre provisoire de ce mémoire est Éléments de culture numérique dans la collection « Décentrements »
Une première formulation du projet mettait l’accent sur l’inscription médiatique :
« La littérature numérique québécoise et l’impact littéraire de son inscription médiatique ».
Cette dimension demeure importante, mais comme les oeuvres étudiées ne sont pas des créations web en tant que telles, mais des créations hybrides ayant un pied dans la littérature classique (étant le fait d’étudiants en littérature) et un autre dans la culture numérique (puisque ce sont de jeunes auteurs qui ont été baignés dans la nouvelle manière de communiquer dès leur formation académique), c’est davantage les signes de l’imprégnation par cette dernière que nous chercherons à retracer à travers nos analyses.
Il convient de préciser que ceci n’est pas le résultat définitif, mais le plan de rédaction à partir duquel je développe des aspects de ma réflexion. Ceci explique que certains textes puissent paraître inachevés, interrompus ou hermétiques. C’est d’abord un espace de travail que je nomme « Atelier de rédaction » mais qui demeure ouvert à des modifications au plan lui-même.
Rappelons que ce dont il s’agit ici est le mémoire de maîtrise de Fabrice Marcoux en Littératures de langue française à l’Université de Montréal. Je disais initialement que « cette recherche porte sur l’impact littéraire de l’inscription médiatique de la littérature numérique dans le contexte de la culture numérique émergente, liée au web 2.0. » Cette formulation demande à être retravaillée à la lumière de l’évolution du projet depuis la première mise en ligne des pages liminaires de ce blogue.
Le concept est davantage celui d’une interprétation de la culture numérique à la lumière de ce que nous en apprennent, d’une part, les penseurs des humanités numériques, et d’autre part, ce qu’en expriment les auteurs ce la collection « Décentrements » de Publie.net (aujourd’hui réintégrée à la collection « Temps réel » ou « Publie.monde »). Voyez à ce sujet, le chapitre 1 consacré à la présentation de lacollection « Décentrements ».

Le plan

Tel qu’exprimé dans la page à propos, ce site est organisé autour du regroupement des chapitres projetés de mon mémoire d’après le plan de rédaction provisoire, sur lequel je me suis entendu avec mon directeur de recherche, Marcello Vitali-Rosati, début juin 2014. Voici une version PDF du plan de rédaction provisoire détaillé.
La page Introduction (plan provisoire de l’introduction), présente les grandes lignes de l’organisation du mémoire dans la section I.5, sujet divisé.

Chaque section du site regroupe les « articles » publiés en fonction de leur appartenance au chapitres 1 à 3 (volets), 4 (démarches) ou 5 et conclusion (résultats).
Si vous passez la souris (ou le doigt) sur le titre des sections, un menu déroulant vous donnera accès à une page servant à présenter les contenus de ces sections.

Voici le lien vers ces pages de présentation :

La section résultats vous conduit vers les différentes pistes de rapprochement de la littérature numérique et de la culture numérique que nous espérons pouvoir explorer dans ce mémoire (elles sont également présentées dans le menu « Pages », en haut du volet latéral droit).
La bibliographie ne contient que peu d’hyperliens pour l’instant.
La section « soutien » est consacrée aux remerciements.

L’échéancier

Pour cet automne, je complète ma scolarité de maîtrise avec deux séminaires.
L’un donné par Lucie Bourrassa sur la littérature française contemporaine (FRA-6349), qui porte sur la poésie.
L’autre donné par Martine-Emmanuelle Lapointe sur la littérature québécoise contemporaine (FRA-6260), qui permettra d’explorer des oeuvres comme Soifs de Marie-Claire Blais ou Mayonnaise d’Éric Plamondon (des oeuvres du XXIè s.). Parallèlement j’enrichirai la section « Démarche » de l’analyse des oeuvres de notes de lecture tirées des différentes oeuvres du corpus, en fonction de ce que j’y découvrirai de pertinent. Pour l’instant je me suis surtout concentré sur Vers l’Ouest de Mahigan Lepage, ce qui explique que seul son nom apparaisse dans le nuage d’étiquettes à droite.
À l’hiver je serai peut-être en stage pour l’enseignement du français au collégial, mais je serai entré en rédaction. Je pourrai consolider les « volets » qui touchent à la mise en contexte, dont la présentation de la collection « Décentrements », l’élargissement de la perspective à la culture numérique, et l’effort théorique pour dégager les propriétés principales de la culture numérique.
Au printemps 2105, je devrai confronter plus rigoureusement mes analyses préliminaires des textes à cet arrière-plan théorique, historique et critique (tenant compte des réalités de l’édition numérique également), et je pourrai mieux identifier les défis sur le plan méthodologique, et évaluer la pertinence de tenter d’obtenir des éclaircissements de la part des auteurs eux-mêmes. Durant l’été, je vais devoir travailler, mais la rédaction continuera intensément,surtout dans le sens de la sélection des éléments les plus pertinents de mon analyse afin de les peaufiner.
À l’automne 2015, je réaliserai s’il le faut des entrevues, pour vérifier les points qui restent trop incertains et qui demandent une élucidation. Puis, je pourrai me concentrer sur la mise en relation des différents aspects de l’analyse et du contexte pour mettre à l’épreuve mes hypothèses préliminaires concernant les relations entre la culture numérique et la littérature numérique québécoise.
Un des points qu’il faut comprendre est que mon corpus n’est pas très différent de la littérature papier, si ce n’est qu’il n’a existé pendant un certain temps que sur support numérique, sous forme de livrel (et de billets de blogues dans certains cas : Beauchesne et Marcotte). Je pourrai aussi m’appuyer sur des analyses théoriques des ouvrages par les auteurs eux-mêmes tout en me dotant d’une perspective critique ce faisant.
Enfin, à l’hiver 2016, je finaliserai la rédaction et je déposerai mon mémoire.

Corpus

Étant donné que la littérature numérique québécoise est encore relativement récente, la recherche à son sujet n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Et ce même si les initiatives allant dans le sens d’une réflexion théorique et d’une innovation pratique dans ce domaine (dont les coutours restent à délimiter) sont assez nombreuses. De plus, il y a fort à parier que ces essais et explorations se multiplieront au cours de ma recherche.

Le corpus consiste en la collection « Décentrements » de Publie.net.

Beauchesne, Sarah-Maude. 2012a. Les Je-sais-pas. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 82 p.

Beauchesne, Sarah-Maude. 2012b. Les Je-sais-pas-pantoute. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 88 p.

Lemieux, Audrey. 2010. Isodoro. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 143 p.

Lepage, Mahigan. 2009. Vers l’Ouest. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 82 p.

Lepage, Mahigan. 2011. La Science des lichens. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 74 p.

Marcotte, Josée. 2010. Marge. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 218 p. [Publié également chez Publie.papier (Hachette) en 2013, 212 p,]

Marcotte, Josée. 2012. La Petite Apocalypse illustrée. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 52 p.

Rioux, Annie. 2011. Filles du calvaire. Paris, Publie.net, Coll. « Décentrements », 61 p.