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3.2.2 Les Humanités numériques misent sur l’expérimentation plus que sur les pensées abstraites

Un peu comme lorsqu’on dit « C’est en forgeant qu’on devient forgeron », il est de tradition, chez les membres de la communauté des humanités numériques, d’estimer que ce serait plus souhaitable que la pratique marche toujours main dans la main avec la théorie. Non pas que la théorie doive toujours accompagner la pratique pour la guider, mais parce qu’elle a beaucoup à apprendre de cette fréquentation. Évidemment la pratique est par nature curieuse et puisera tout ce qui peut lui être utile dans la théorie, si elle est vigoureuse (je parle d’une pratique éveillée, qui n’est pas moribonde). Le tout pourra être formalisé au moyen de modèles afin de partager les découvertes au moyen de présentations dans un cadre académique. Mais ce sera toujours plus facile de transmettre la passion de découvrir à des jeunes en leur faisant réaliser des expériences. Ceci dit, les tenants de cette approche pragmatique auraient avantage à reconnaître que l’écriture aussi consiste en une véritable expérience.

Mais comment ce renversement de perspective qui ne veut pas non plus tomber dans un déséquilibre inverse, se manifeste-t-il à travers les textes de notre corpus? C’est ce que nous verrons au point 4, relatif à l’analyse des textes. En particulier lorsqu’il s’agira de repérer comment nos auteurs se livrent à une exploration des possibles.

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2.2 La question de la culture : comment aborder la « culture numérique »?

Si l’on est d’accord avec le principe selon lequel il serait réducteur de ramener les impacts qu’entraîne la généralisation des usages des NTICs à un effet passager d’une mode technologique parmi d’autres, et que l’on admet l’importance d’envisager les bouleversements observables dans nos moeurs et nos valeurs du point de vue anthropologique comme les symptômes d’une mutation majeure de l’être humain, on fera bien de s’interroger sur les raisons qui expliquent cette transformation en profondeur de la psyche et de l’ethos humains en relation avec ce qui pouvait sembler consister en un épiphénomène (une technologie de plus, sans plus : dont les effets ne seraient que de mode).

Dans un premier temps, on se demandera comment la lecture sur support numérique peut avoir eu un effet si déterminant sur la culture en étudiant les pratiques de l’édition numérique. En deuxième lieu nous nous interrogerons sur les rapports entre numérique et culture en essayant de cibler un enjeu clé de la problématique. Ceci nous amènera à aborder les développements d’une nouvelle (inter)discipline, les Humanités numériques et à nous demander où nous en sommes rendus sur le chemin d’une accession à un véritable « humanisme numérique » (Doueihi, 2011). Cela se conclura par une tentative de déterminer si le mouvement de réorganisation de la civilisation occidentale autour du numérique représente une transition vers un stade ultérieur de l’évolution de l’humanité qui est davantage marqué par la rupture ou par la continuité.

Cette question sera décisive pour saisir ce qui est en train de se jouer au niveau de la littérature numérique québécoise en termes de participation à ce changement de paradigme culturel, comme le propose Milad Doueihi dans Pour un humanisme numérique (2011) et La Grande conversion numérique (2008).

2.2.1 Pratiques de l’édition numérique

Certains intellectuels français ont commencé à étudier concrètement les pratiques en rapport avec les NTICs du point de vue de l’édition. On pense notamment à Jean Sarzana et Alain Pierrot qui, avec Impressions numériques font le tour de cette modification des manières de faire, et qui furent parmi les premiers à parler d’édition homothétique. Un autre est Philippe Aigrain qui s’est questionné également sur les dimensions économiques de cette évolution de la chaîne du livre, dans Sharing. Car on aura compris que le livre ne disparaîtra pas du jour au lendemain sous prétexte qu’il existe désormais une manière plus commode de transporter des livres. Mais il est évident que les habitudes des acteurs du milieu du livre sont fortement bousculées par les possibilités nouvelles que les supports numériques mettent à la disposition des lecteurs.

a) Comparaison entre le papier et les supports numériques

D’un point de vue pragmatique (voire matérialiste), il est raisonnable de penser que les changements physiques qui se produisent lorsqu’on lit sur un écran par rapport ce qui se passe lorsque le texte lu est imprimé sur des pages de papier ne sont pas sans conséquences sur la signification même de l’acte de lire. Pour comprendre les effets de ces changements, il est possible d’adopter différentes perspectives. On peut réfléchir à la nature de l’objet livre. Quel est le support du livre numérique? (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

(…) Cependant, une ou deux notions se sont dégagées de la réflexion comme étant en mesure de bien orienter l’attention des chercheurs s’interrogeant sur ces problèmes. Premièrement il y a celle d’éditorialisation, puis il y a celle d’inscription médiatique.

b) Éditorialisation et inscription médiatique (médiation et poétique critique)

Tout d’abord, l’éditorialisation, sous des airs de n’apporter qu’une nuance à l’idée d’édition, comporte comme repliée en sa spécificité toute la charge révolutionnaire de l’idée de conversion numérique, développée par Milad Doueihi. Sa puissance est justement de montrer  (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

(…) Un document numérique n’a pas de bornes physiques. Il doit se doter de signes susceptibles de sonner une cloche dans l’esprit des lecteurs comme quoi, à ce stade, on quitte son territoire, pour entrer dans les talles d’un autre projet d’éditorialisation… Mais cela n’est pas évident à réaliser sans se lancer dans une lutte perdue d’avance contre la façon même dont le numérique fonctionne, en vertu de sa capacité à supporter les hypertextes et les renvois automatiques entre documents.

c) Comment la lecture numérique affecte-t-elle la culture?

Une fois saisies ces réalités qui rendent quelque peu difficile à saisir l’organisation des idées concernant le champ de l’édition numérique (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

2.2.2 Quels rapports entre « numérique » et « culture »?

a) Culture et numérique sont-ils antinomiques?
b) La précision « numérique » est-elle en voie de devenir superflue?
c) Des « valeurs numériques » et du défi de la numératie

[Compléments intéressants disponibles dès à présent dans l’article correspondant à ce point 2.2.2 (encore à l’état de plan)]

2.2.3 Comment peut-on parler d’humanités numériques?

a) Le rapport essentiel de l’être humain à la technique
b) Des humanités numériques à l’humanisme numérique?
c) L’accent mis sur le processus automatisé rend-il caduque l’idée de « démarche » (au profit du résultat)?

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3.2 Créative-critique (Une mobilisation qui se veut réflexive)

3.2.1 La toile est un itinéraire qui s’écrit en le traçant

Pour donner une illustration de la façon dont l’idée de « démarche », que nous associons à l’humanisme, en ce sens où les moyens ne doivent pas contrevenir à la fin, conserve son importance dans la culture numérique, voici la définition que Josée Marcotte propose du terme Perfection dans son lexique impertinent La Petite Apocalyspe illustrée : « n. f. La per­fec­tion est un chien cou­rant après sa queue, ce fai­sant, le chien des­sine des cercles par­faits. » (p. 43). Ce faisant elle souhaite se moquer du caractère creux de ce concept. Mais elle indique aussi que c’est le cheminement qui compte davantage que le résultat. Cela nous renvoie à la théorie de Mahigan Lepage selon laquelle « écrire, c’est courir sur un cri » (voir sur son blogue, le dernier des mahigan, dans « fictions et séries », sous « web-fictions et non-fictions » http://www.mahigan.ca/spip.php?rubrique68). Ainsi confie-t-il qu’il lui a fallu surmonter des obstacles pour s’autoriser à partir vraiment. Il attribue à l’écriture un rôle libérateur à cet égard :

« En écrivant, j’ai lâché la bride au mental, je lui ai donné de l’espace où courir. Et le mental, délié, délie à son tour le corps. Du dedans vers le dehors, l’écriture a des effets sur la vie. D’abord on court sur un cri, et puis bientôt on court de par le monde. » (6 | Écrire c’est courir sur un cri, 9 mars 2013, lors d’une conférence en Colombie-Britannique). <http://www.mahigan.ca/spip.php?article317&gt;

On pense également à un autre grand voyageur, Karl Dubost qui nous confie ses pensées et ses expériences depuis son blogue La-Grange.net.

Dans un billet de sept. 2014, il raconte comment il a su flâner, malgré cet âge de l’accélération dans lequel nous vivons.

[Pour la suite du développement, cliquez sur le titre de cette sous-section (3.2.1).

Elle se conclut pour l’instant ainsi : ]

On est donc en droit d’attendre, aussi bien de la littérature homothétique que de la littérature générative, ou des fictions interactives, qu’elles mettent en tension des enjeux qui peuvent paraître mal-assortis et qu’elle invite le spectateur à jouer un rôle pour leur faire retrouver une sorte de cohérence. Elle impliquerait donc les lecteurs dans la création, mais elle leur demanderait de faire preuve de sens critique. Et ce faisant elle serait un outil précieux de développement des facultés. Encore du travail, me direz-vous? Oui, je ne nierai pas que c’en est.

3.2.2 Les Humanités numériques misent sur l’expérimentation plus que sur les pensées abstraites

Un peu comme lorsqu’on dit « C’est en forgeant qu’on devient forgeron », il est de tradition, chez les membres de la communauté des humanités numériques, d’estimer que ce serait plus souhaitable que la pratique marche toujours main dans la main avec la théorie. Non pas que la théorie doive toujours accompagner la pratique pour la guider, mais parce qu’elle a beaucoup à apprendre de cette fréquentation. Évidemment la pratique est par nature curieuse et puisera tout ce qui peut lui être utile dans la théorie, si elle est vigoureuse (je parle d’une pratique éveillée, qui n’est pas moribonde). Le tout pourra être formalisé au moyen de modèles afin de partager les découvertes au moyen de présentations dans un cadre académique. Mais ce sera toujours plus facile de transmettre la passion de découvrir à des jeunes en leur faisant réaliser des expériences. Ceci dit, les tenants de cette approche pragmatique auraient avantage à reconnaître que l’écriture aussi consiste en une véritable expérience.

Mais comment ce renversement de perspective qui ne veut pas non plus tomber dans un déséquilibre inverse, se manifeste-t-il à travers les textes de notre corpus? C’est ce que nous verrons au point 4, relatif à l’analyse des textes. En particulier lorsqu’il s’agira de repérer comment nos auteurs se livrent à une exploration des possibles.

[Pour suivre l’évolution de ce point, visitez régulièrement 3.2.2]

3.2.3 La théorie de la documentalité, une philosophie du numérique culturel qui remonte des faits sociaux aux textes sous-jacents

[Là encore on pourrait revenir à l’idée de Doueihi selon laquelle la culture numérique repose sur des textes fondateurs, dont ceux qui traitent d’intelligence artificielle (Turing, Von Newman, etc.).]

Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le net, mais ce n’est pas parce que c’est sur le net que c’est faux. Il importe de comprendre que s’il est difficile de se prononcer sur ce qu’il en est de la réalité en soi, comme le disait Kant à propos du numen, on doit pouvoir considérer ce qui nous est accessible par les sens sous un jour « scientifique » du moment où nous disposons de documents pour en témoigner. Or ces documents peuvent être de différentes natures, exister sur divers supports, mais il importe qu’ils soient des enregistrements, qu’ils portent témoignage (…)

[Ce point relatif à la théorie de la documentalité devrait être retravaillé plus finement]

(…) cela nous ramène encore une fois à la portée limitée, en apparence, de notre hypothèse. Mais si, au total, le fait d’affirmer que la culture numérique est caractérisée par sa dimension « créative-critique », comme si cela était épouvantablement nouveau, risquait fort de nous plonger dans la déception, en même temps cela n’était pas complètement gratuit. Et c’est tout de même pertinent. Car il y a peut-être un degré de créativité et de critique qui est plus élevé que normalement sur le web. Et le fait que ça soit les deux qui se déploient dans une tension difficile à surmonter, cela marque aussi une propension de la culture numérique à viser un équilibre tout en ne se soustrayant pas aux difficultés.

2. Élargissement de la perspective sur le champ (de la littérature numérique)

2.1 Définition, histoire et prise de recul critique
2.1.1 Définition
a) La définition qui fait autorité, celle de l’ELO
i. Qu’est-ce que l’ELO?
ii. Comment Katherine Hayles y est-elle reliée?
iii. « What is E-lit? » La définition de l’ELO
b) Analyse de la définition (comparaison avec d’autres)
2.1.2 Histoire
a) Origines
b) Situation présente
c) Point tournant
d) Comparaison France Québec
2.1.3 Prise de recul critique
a) Caractère insatisfaisant de cette (ces) définition(s)
i. Tautologique (circulaire)
ii. Dépend des exemples (pas universelle)
iii. Accorde trop d’importance à l’intensité processuelle comme critère (fait abstraction de l’aspect culturel du numérique)
iv. Exclut du coup toute la littérature homothétique, alors qu’elle pourrait être très pertinente (exprimer la culture numérique)
b) Proposition de décloisonnement (ouverture du champ à la littérature numérique au sens culturel)
i. Serait approprié d’adopter une autre perspective (culturelle)
ii. Distinction entre littérature numérique et littérature électronique

– Littérature électronique : focalisation sur l’intensité processuelle
– Littérature numérique : priorisation de l’expression de la culture numérique

2.2 La question de la culture : comment aborder la « culture numérique »?
2.2.1 Pratiques de l’édition numérique
a) Comparaison entre le papier et les supports numériques
b) Éditorialisation et inscription médiatique (médiation et poétique critique)
c) Comment la lecture numérique affecte-t-elle la culture?
2.2.2 Quels rapports entre « numérique » et « culture »?
a) Culture et numérique sont-ils antinomiques?
b) La précision « numérique » est-elle en voie de devenir superflue?
c) Des « valeurs numériques » et du défi de la numératie
2.2.3 Comment peut-on parler d’humanités numériques?
a) Le rapport essentiel de l’être humain à la technique
b) Des humanités numériques à l’humanisme numérique?
c) L’accent mis sur le processus automatisé rend-il caduque l’idée de « démarche » (au profit du résultat)?
2.2.4 Le numérique, entre rupture et continuité par rapport à l’imprimé
a) Le caractère éclairant du paradoxe associé à la poursuite de la performativité par l’intensification des médiations
b) L’articulation plus poussée entre les faits et les valeurs
c) Le point tournant ne marque pas un virage à 180°
2.2.5 Vers un nouveau rapport à l’identité
a) Identités numériques et droit à l’oubli
b) La fiction de la transparence, un affront à la remédiation
c) À la conjoncture médiatrice de l’espace et du temps

Rapports entre thèmes des textes et humanités numériques

Rapprochements des principales thématiques avec les préoccupations des humanités numériques

Nous n’aborderons peut-être pas frontalement la question de savoir si ces auteurs sont des héraults de l’humanisme numérique. Mais nous essaierons de voir s’il est possible d’effectuer des rapprochements entre les thèmes qu’ils abordent dans les textes à l’étude et certaines des préoccupations centrales des humanités numériques, qu’on appelle en anglais « Digital Humanities », ce qui montre qu’elles se rapprochent davantage de la philosophie que de l’anthropologie, mais en faisant preuve d’une grande ouverture, notamment par les pratiques interdisciplinaire et qui intègrent les outils informatiques dans leurs démarches.

Quelques pistes de rapprochement possibles se présentent rapidement lorsqu’on s’est imprégné de ces textes et des recherches dans ce nouveau domaine, qui commence à acquérir une certaine reconnaissance et qui croît même rapidement en popularité.

Premièrement, la relation entre la fascination pour le voyage (et la vitessse) et les enjeux de traçabilité, d’identification, de reconnaissabilité (et le bouleversement de la notion d’identité qui y est associé). [Voyage et vitesse – traçabilité, reconnaissabilité]

Deuxièmement, justement, le rapport constant de l’écriture numérique de nos auteurs à l’interrogation sur l’identité, comme nous le constatons avec la place importante que prennent, d’un côté, l’autobiographie, et de l’autre, la fantaisie, la libre expression de l’imagination… cette quête sens débridée, pourrait-on dire, eh bien elle fait écho, nous semble-t-il, à la réflexion éthique sur l’authenticité et sur le rapport des êtres humains à la vérité, alors que ces notions sont en train de changer vue la facilité de se forger un avatar selon notre goût… [Autobiographie et fantaisie – Authenticité, vérité et leur mutation]

Troisièmement, on a vu que les auteurs écrivent souvent en exil, mais la plupart du temps en ville (ou entre deux villes), de sorte que leur récit colle au plus près de l’asphalte des cités, et essaie de restituer quelque chose de l’odeur du quotidien qui s’incruste dans le bitume des « villes nombre », comme Mahigan aime à nommer les mégapoles d’Asie. Or cette espèce de fidélité aux faits de la vie courante à l’heure de la densification des lieux d’existence semble s’accorder avec les études dans le domaine des DH qui conçoivent l’avenir de la vie urbaine sur la base de la collecte de toutes sortes de données tirées des échanges qui se déroulent dans ces espaces fourmillant d’activité, et cette curiosité pour les informations les plus « brutes », pour dépeindre une civilisation cosmopolite, fait donc se toucher l’aspiration à tirer de ces recherches un portrait des moeurs qui soit universel, et en même temps des statistiques et des connaissances concrètes utiles pour les utiliser dans les applications que développent les jeunes ingénieurs et développeurs de ce monde branché et bobo (bourgeois bohème). [Urbanité et quotidienneté – cosmopolitisme et concrétude]

Qui est-on dans ce réseau de relations.

Un individu connecté au web à Montréal, grâce au réseau Wifi d’un café. Photo de Yann Doublet pour un article sur la ville intelligente paru dans Le Devoir, le 19 juin 2014.

Une quatrième manière dont se manifeste ce possible rapprochement entre l’écriture des auteurs de la collection « Décentrements » de Publie.net et les travaux de recherche que mènent les professeurs d’université dans le domaine des Humanités numériques, c’est le caractère construit de la forme (le jeu avec les conventions) qui correspond aux études sur l’inscription médiatique (et l’éditorialisation) qui ne peuvent laisser le sens des messages inaltérés ainsi que les problématiques entourant les avantages et les inconvénients des normes (qui peuvent entraîner une uniformisation, mais qui favorisent l’interopérabilité). [Caractère construit de la forme (jeu avec les conventions) – inscription médiatique (éditorialisation) et normes (formalisation)]

Un dernier aspect concomitant entre la démarche littéraire de nos auteurs et les inquiétudes des chercheurs est certainement à trouver dans la portée féministe des propos qu’ils tiennent en rapport avec les analyses (ou les interprétations, dans le cas des écrivains) qu’ils (ou elles, ce sont quatre femmes sur cinq) effectuent. Plus largement les Humanités numériques s’intéressent aux questions de l’égalité, du métissage et au mélange des genres et des références (en littérature, en particulier), et nos auteurs se penchent sur une diversité de causes qui leur tiennent à coeur (à commencer par la littérature, bien entendu). [Féminité, féminisme, intertextualité littéraire – Égalité, métissage et mélange des genres et des références]