Archives du mot-clé continuité

5.2.2 Culture contestataire et émancipation : rupture

[À mettre en rapport avec 3.2.3 (La théorie de la documentalité, une philosophie du numérique culturel qui remonte des faits sociaux aux textes sous-jacents)]

Affirmation d’autonomie par rapport aux institutions doctrinales établies

On peut être conscient que ce ne sera pas la première fois que l’humanité aura cherché à mieux se comprendre pour s’émanciper de l’ordre établi et de l’asservissement dans lequel l’arbitraire nous maintient. On n’a qu’à penser à Socrate et aux écoles que son modèle a inspirées. Mais ce côté « humble » que la lucidité des élites en cours de formation manifeste, en ce sens où ils savent qu’ils ne sont ni les premiers ni les derniers et qu’ils s’effacent presque derrière ce qu’ils essaient de démontrer, cette discrétion qui serait le pendant mental de la déscrétisation qui définit le numérique physiquement, elle est l’expression d’une rupture par rapport aux autres tentatives d’affranchissement par rapport à l’autorité. Le désillusionnement provoqué par des siècles de luttes qui ont conduit à des résultats aussi décevants, le peu de débouchés dans une situation où tout semble bloqué, mais la force spirituelle de continuer de dénoncer la complaisance par rapport aux institutions malgré le fait qu’il n’y a rien à en espérer, cela rend le courant de révolte actuel plus original qu’on aurait pu le penser de prime abord.

En un sens ces jeunes revenus de tout vivent dans un vertige permanent, et parviennent à soutenir des thèses avec une subtilité déconcertante. Simplement par une attitude, un ton détaché, « chill », ils donnent de frissons dans le dos à des intellectuels dépassés par les évènements et qui ont jeté la serviette intérieurement. Mais ils courent les mêmes risques que courent les experts qui tremblent pour leurs privilèges. Ils risquent d’être réduits à l’insignifiance. Et ils ne pensent certainement pas qu’en se contentant de parler d’eux-mêmes et en se permettant de jouer avec la vérité ils réinventent le genre de l’autofiction. Et pourtant c’est ce qu’ils font. Car ils donnent l’impression que c’est important de parler de soi, même lorsqu’on n’est personne pour la société. C’est à dire que ce ne sont pas des personnalités publiques. Ils n’ont pas de raison de penser que leurs déboires ou leurs espoirs, leurs périples et leurs peines intéresseront qui que ce soit. Et pourtant, en se donnant le défi de détourner légèrement le mode d’expression de leur état d’esprit au regard de leur vie même, quitte à ce que ce soit en empruntant, l’espace d’un roman, les traits d’autrui, ils semblent ne pas se laisser décourager par le jugement implicite de l’institution littéraire qui les condamnerait à l’ineptie, et ils parviennent à livrer le message que nul n’est indigne qu’on érige un monument à son effigie.

En marge de l’édition traditionnelle, de l’université, de la critique et du commerce

Et en même temps, ils n’attendent pas que quelqu’un d’autre leur rende hommage. Ils défient les chances et les probabilités, ils renversent en ce sens l’ordre naturel, et ils perdent une deuxième fois leur innocence, en pariant qu’on ne pourra pas les éliminer de la carte s’ils s’y sont inscrits littérairement. Instrumentalisent-ils la littérature? La détournent-ils de son rôle artistique et esthétique? Sans doute qu’ils en sont conscients. Mais ils le font à la fois délibérément et sans intention de nuire. Leur cri collectif est « En mobilisant ma voix individuelle, je peux dire que chacun est libre de s’exprimer ». Et ce qui est nouveau est qu’ils semblent signifier d’un même souffle. « Mais je suis bien conscient que ça ne changera rien ». Ce qui veut dire qu’ils vivent la révolte de l’homme absurde comme la comprise Camus. Ils ne sont pas pour autant aussi à cheval sur la qualité. Ce qui veut dire qu’ils n’ont plus de tabous. Mais ils ne se servent pas de cette « liberté » pour détruire. Et c’est là qu’on voit que finalement, les philosophes ont eu tort, y compris Camus, parce qu’ils dramatisaient à outrance. Camus imaginait Sysyphe heureux. Mais ce n’était pas Sysyphe. C’était la ménagère, l’ouvrier, les étudiants et les immigrants. Tous prisonniers de leur contingence, nous ne sommes pas dupes, mais nous ne restons pas sans agir.

Pourtant, cela a dû être ainsi de tout temps. Certes, mais on n’avait pas les moyens que nous avons aujourd’hui. Le petit baron qui se révoltait à l’époque pouvait agir seul ou en équipe. Mais s’il avait eu le pouvoir que lui donnent les technologies numériques aujourd’hui, il aurait sans doute agi seul. Encore eut-il fallu qu’il fût le seul à y avoir accès. En un sens cela est logique que personne n’abuse d’un système dont tout le monde peut profiter. Mais cela est un bouleversement sans précédent. La littérature s’en fait le reflet en ne se souciant plus guère d’être de la littérature que pour le plaisir dans brouiller les frontières.

Formation d’une communauté fondée sur une vision alternative

Mais ce qu’il ne faudrait pas négliger c’est que les individus qui oeuvrent ainsi à saper des institutions qui furent souvent le relais du pouvoir en place, ne font pas oeuvre d’engagement désintéressé. Ils sont aussi des êtres de chair et de désir ayant des besoins à combler et des carences à surmonter. Ils font donc un travail qui n’est pas celui de l’intellectuel engagé. Ils essaient de rendre le monde plus viable en commençant par se trouver des personnes avec qui il fait bon être. Le monde ne sera jamais une surface homogène. Il y aura toujours des anfractuosités. Ainsi tous les individus ne peuvent partager des affinités avec tous. Mais chacun peut contribuer à faire prospérer la communauté à laquelle il se sent le plus appartenir. Cela implique que l’on connaisse plusieurs réseaux. Et qu’on n’en retienne que quelques uns. Évidemment, si on parle de communauté fondée sur une vision alternative, il faudrait définir ce qu’on entend par « alternatif ». Puis il faudrait évaluer à quel degré chacune d’elles l’est. Pour l’instant il suffit peut-être qu’il ne s’agisse pas des maisons d’édition traditionnelles ni des géants du numérique, comme Amazon. Mais que penser des distributeurs, des intermédiaires, des « entrepôts numériques » qui fédèrent les éditeurs pour leurs publications numériques (comme De Marque au Québec)?

Réseau Publie.net, lui-même en lien avec Association Sens Public, etc.

Dans ce cas-ci, on parle de Publie.net. Lui-même est associé à d’autres communautés comme l’Association Sens Public. Il y a des « concurrents », mais pour ceux qui cherchent à échapper à la logique capitaliste, il y a tout de même une solidarité de fait.

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5.2.1 Prolongement de la culture humaniste : continuité

[À mettre en rapport avec 3.2.2 (Les Humanités numériques misent sur l’expérimentation plus que sur les pensées abstraites)]

Perspective traditionnelle sur la quête de sens

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les philosophes humanistes n’étaient pas du genre à mépriser la population et à ne jurer que par les livres, ou la théorie. Et, même si les auteurs étudiés semblent hésiter à déconstruire complètement les codes classiques de la littérature, ils n’en demeurent pas moins activement en recherche d’une ouverture sur un avenir qui demeure à définir. De sorte qu’il n’y a pas de contradiction dans les termes à faire de la littérature numérique « homothétique » et à être actifs dans le domaine des humanités numériques. Cependant, le lien n’est pas automatique. On peut faire de la littérature numérique régressive et alambiquée. On peut faire de la littérature papier avant gardiste et accessible. Le problème avec la question de l’appréciation de la participation d’oeuvres littéraires exemptes d’une formalisation évidente ou d’un propos philosophique explicite au renouvellement des humanités est que l’institution universitaire peine à admettre que l’on puisse créer de la valeur en faisant travailler des algorithmes ou que des innovations esthétiques puissent être reconnues par des moteurs de recherche. Pourtant si on reconnaît justement la formalisation marquée et la référence « patente » à des enjeux philosophiques reconnus (et reconnaissables), il n’y pas de raison pour que des algorithmes ne soient pas en mesure de repérer les contributions à cette réflexion. Par contre le fait d’avoir recours à des ordinateurs pour effectuer un premier tri parmi les propositions émises aujourd’hui n’est pas sans conséquence. Et en même temps il ne suffit pas de créer de la valeur avec l’informatique pour que nos repères culturels changent du tout au tout. Ça demeure de la technique appliquée à la recherche du progrès et à travers celui-ci, une quête du bonheur qui se poursuit. On laissera de côté pour l’instant la question de savoir si cette investigation est illusoire ou non.

Dans la perspective où l’écriture est la trace susceptible d’être repérée lors d’une requête en vertu de son enregistrement et de son indexabilité, on voit qu’il y a une conscience de la responsabilité des écrivains

Déjà, même si les auteurs de notre corpus n’abusent pas des références explicites au nouveau contexte technologique, ils laissent percevoir de manière claire, à certains indices difficiles à interpréter autrement, qu’ils sont conscients que quelque chose est en train d’évoluer dans nos mentalités et qu’ils ne peuvent pas l’ignorer. Que ce soit dans le but de ne pas manquer un rendez-vous avec l’histoire au regard du jugement que la postérité pourrait porter sur leur oeuvre, ou dans l’objectif de rejoindre plus efficacement leur public cible selon un programme pour atteindre la gloire littéraire de leur vivant, ces auteurs semblent avoir un respect ou une reconnaissance de leur responsabilité au regard des enjeux de la transformation culturelle en cours.

En même temps, le fait de se remettre en question comme auteurs est une manière de laisser parler le phénomènes dont ils sont l’expression

On a vu que les oeuvres de la collection « décentrements » sont traversée par une tension qui prend différentes formes, mais qui dit en substance, « je ne suis pas ce qui compte le plus, c’est d’abord ce que vous ferez de mes propositions qui importe ». Mais cela n’est pas seulement une confirmation de ce que la culture numérique serait mieux placée pour mener à bien le projet de déloger l’auteur de son piedestal, qui était présent chez Barthes, Derrida et d’autres théoriciens de la mort de l’auteur. C’est aussi le signe que justement avec la culture numérique, c’est la « performance » du projet qui est valorisée davantage que le projet lui-même. Mais il ne fait pas se méprendre. Le projet n’est pas nécessairement de toujours performer plus efficacement. Il peut être, « au contraire », de mettre au jour les possibilités inhérentes à une situation en tenant compte de facteurs associés à un contexte donné. Ce qui ne veut pas dire qu’on a épuisé la question de savoir ce que cette situation peut donner. En effet, les circonstances peuvent changer. Mais on travaille à mettre en évidence des fonctionnements et des mécanismes non pas dans le but de déshumaniser ce qui se trame au fondement de nos existences, mais pour en révéler les dynamiques intimes et souterraines.

2.2.4 Le numérique, entre rupture et continuité (par rapport à l’imprimé)

a) Le caractère éclairant du paradoxe associé à la poursuite de la performativité par l’intensification des médiations

i. Pour tenter de comprendre l’histoire de la civilisation occidentale
ii. Pour aborder la question de l’historicité de la condition humaine
iii. Pour identifier ce qui séduit les Québécois dans l’aventure numérique

La valeur heuristique de la littérature numérique (Bouchardon)

b) L’articulation plus poussée entre les faits et les valeurs

i. Constatée dans les transformations de l’identité par les métamorphoses du corps
ii. Explicitée par la notion de stigmergie applicable à la science et à la gouvernance

Enfanter l’inhumain (Dyens) – blogue http://t.co/u2TRuUuJ17 Lilian Ricaud

iii. Reconnaître que nos utilisations des techniques abréagissent sur notre être

Pour une théorie critique de la technique (Feenberg) et Le temps et la technique (Stiegler)

iv. Le projet d’intelligence artificielle n’évacue pas la nécessité d’une interprétation

La Grande conversion numérique (Doueihi)

v. Et nulle interprétation sans évaluation

Pour un humanisme numérique (Doueihi) et Corps et virtuel (Vitali-Rosati)

c) Le point tournant ne marque pas un virage à 180°

i. Le caractère excessif de la prophétie de McLuhan quant à la disparition de l’écriture

T’es où? Ontologie du portable (Ferraris)

ii. La tabula, le volumen et le codex étaient technologiques. Le livrel l’est autrement

Après le livre (Bon)

iii. La différence est essentiellement une question de mémoire et de mobilisation

Âme et iPad (Ferraris)

Cela n’est pas nouveau, mais il demeure pertinent de considérer le point de différenciation entre la civilisation d’avant et d’après le numérique en termes de déplacement du centre d’intérêt des développeurs de l’économie du point de vue de la production vers celui de la consommation. À ce chapitre une des théories qui mérite d’être considérée de près est celle formulée par Herbert Simon concernant l’avènement d’une société « riche en information » ce qui met de l’avant la nécessité de penser une économie de l’attention. Comme le dit Yves Citton, interviewé par Stéphane d’Arc : «  S’il y a bien quelque chose de nouveau, ce sont les accélérations induites par la diffusion massive de développements technologiques tels que l’ordinateur personnel, Internet ou les algorithmes des moteurs de recherche. » <https://lejournal.cnrs.fr/articles/lattention-un-bien-precieux&gt;. Cette formulation a l’avantage de conjuguer la question de l’objectivation de la mémoire Lire la suite

2.2 La question de la culture : comment aborder la « culture numérique »?

Si l’on est d’accord avec le principe selon lequel il serait réducteur de ramener les impacts qu’entraîne la généralisation des usages des NTICs à un effet passager d’une mode technologique parmi d’autres, et que l’on admet l’importance d’envisager les bouleversements observables dans nos moeurs et nos valeurs du point de vue anthropologique comme les symptômes d’une mutation majeure de l’être humain, on fera bien de s’interroger sur les raisons qui expliquent cette transformation en profondeur de la psyche et de l’ethos humains en relation avec ce qui pouvait sembler consister en un épiphénomène (une technologie de plus, sans plus : dont les effets ne seraient que de mode).

Dans un premier temps, on se demandera comment la lecture sur support numérique peut avoir eu un effet si déterminant sur la culture en étudiant les pratiques de l’édition numérique. En deuxième lieu nous nous interrogerons sur les rapports entre numérique et culture en essayant de cibler un enjeu clé de la problématique. Ceci nous amènera à aborder les développements d’une nouvelle (inter)discipline, les Humanités numériques et à nous demander où nous en sommes rendus sur le chemin d’une accession à un véritable « humanisme numérique » (Doueihi, 2011). Cela se conclura par une tentative de déterminer si le mouvement de réorganisation de la civilisation occidentale autour du numérique représente une transition vers un stade ultérieur de l’évolution de l’humanité qui est davantage marqué par la rupture ou par la continuité.

Cette question sera décisive pour saisir ce qui est en train de se jouer au niveau de la littérature numérique québécoise en termes de participation à ce changement de paradigme culturel, comme le propose Milad Doueihi dans Pour un humanisme numérique (2011) et La Grande conversion numérique (2008).

2.2.1 Pratiques de l’édition numérique

Certains intellectuels français ont commencé à étudier concrètement les pratiques en rapport avec les NTICs du point de vue de l’édition. On pense notamment à Jean Sarzana et Alain Pierrot qui, avec Impressions numériques font le tour de cette modification des manières de faire, et qui furent parmi les premiers à parler d’édition homothétique. Un autre est Philippe Aigrain qui s’est questionné également sur les dimensions économiques de cette évolution de la chaîne du livre, dans Sharing. Car on aura compris que le livre ne disparaîtra pas du jour au lendemain sous prétexte qu’il existe désormais une manière plus commode de transporter des livres. Mais il est évident que les habitudes des acteurs du milieu du livre sont fortement bousculées par les possibilités nouvelles que les supports numériques mettent à la disposition des lecteurs.

a) Comparaison entre le papier et les supports numériques

D’un point de vue pragmatique (voire matérialiste), il est raisonnable de penser que les changements physiques qui se produisent lorsqu’on lit sur un écran par rapport ce qui se passe lorsque le texte lu est imprimé sur des pages de papier ne sont pas sans conséquences sur la signification même de l’acte de lire. Pour comprendre les effets de ces changements, il est possible d’adopter différentes perspectives. On peut réfléchir à la nature de l’objet livre. Quel est le support du livre numérique? (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

(…) Cependant, une ou deux notions se sont dégagées de la réflexion comme étant en mesure de bien orienter l’attention des chercheurs s’interrogeant sur ces problèmes. Premièrement il y a celle d’éditorialisation, puis il y a celle d’inscription médiatique.

b) Éditorialisation et inscription médiatique (médiation et poétique critique)

Tout d’abord, l’éditorialisation, sous des airs de n’apporter qu’une nuance à l’idée d’édition, comporte comme repliée en sa spécificité toute la charge révolutionnaire de l’idée de conversion numérique, développée par Milad Doueihi. Sa puissance est justement de montrer  (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

(…) Un document numérique n’a pas de bornes physiques. Il doit se doter de signes susceptibles de sonner une cloche dans l’esprit des lecteurs comme quoi, à ce stade, on quitte son territoire, pour entrer dans les talles d’un autre projet d’éditorialisation… Mais cela n’est pas évident à réaliser sans se lancer dans une lutte perdue d’avance contre la façon même dont le numérique fonctionne, en vertu de sa capacité à supporter les hypertextes et les renvois automatiques entre documents.

c) Comment la lecture numérique affecte-t-elle la culture?

Une fois saisies ces réalités qui rendent quelque peu difficile à saisir l’organisation des idées concernant le champ de l’édition numérique (…)

[Pour lire le passage manquant (susceptible d’être retravaillé), cliquez sur le titre 2.2.1]

2.2.2 Quels rapports entre « numérique » et « culture »?

a) Culture et numérique sont-ils antinomiques?
b) La précision « numérique » est-elle en voie de devenir superflue?
c) Des « valeurs numériques » et du défi de la numératie

[Compléments intéressants disponibles dès à présent dans l’article correspondant à ce point 2.2.2 (encore à l’état de plan)]

2.2.3 Comment peut-on parler d’humanités numériques?

a) Le rapport essentiel de l’être humain à la technique
b) Des humanités numériques à l’humanisme numérique?
c) L’accent mis sur le processus automatisé rend-il caduque l’idée de « démarche » (au profit du résultat)?

Lire la suite

Rapports entre les traits de l’écriture et les propriétés de la culture numérique

Il s’agit ici des résultats attendus de l’analyse, suite à la mise en parallèle des traits de l’écriture et des propriétés de la culture numérique.

Nous dégagerons les véritables apprentissage que cette comparaison nous aura permis d’effectuer dans la conclusion.

5.1 Multiplicité et médiation

5.1.1 Multiplicité – discrétisation

5.1.2 Médiation – virtualisation

5.1.3 Distinction entre computationalité et algorithmicité

5.2 Dimension historique et critique

5.2.1 Prolongement de la culture humaniste : continuité

5.2.2 Culture contestataire et émancipation : rupture

5.3 Sur la relation entre l’écriture et la spatialisation (enjeu politique)

5.3.1 Stigmergie et architecture

5.3.2 Recontextualisation et méta-ontologie

5.3.3 Remédiation et inscription médiatique (éditorialisation)

5.3.4 Dévoilement de la conjoncture médiatrice et remobilisation de l’intermédialité par l’attention renouvelée à l’exaiphnes

Si ce dernier point peut sembler du latin, ce sera un plaisir de vous l’expliquer et c’est essentiel pour comprendre l’importance de la révolution en cours ici.

5.4 Relation modifiée au langage

5.4.1 Opération transtextuelle, et hypermédiatique qui articule différemment la relation des individus et des collectivités au temps et à l’espace et transforme donc l’identité

5.4.2 Et qui constitue aussi une « provocation à penser et remise en question des idées reçues »

5.4.3 Et qui représente également un mélange typiquement numérique d’audace et de conformisme

5.5 Les différents traits de la littérature électronique se rencontrent finalement dans la littérature numérique au sens culturel

5.5.1 Hypertextualité

5.5.2 Interactivité

5.5.3 Algorithmicité

5.5.4 Collaborativité

5.5.5 Traits qui ne sont pas nouveaux, mais dont la convergence (suivant une série élevée) forme le trait déterminant du numérique

Ceci est tiré de mon plan de rédaction, et il se pourrait que la structure de cette section change considérablement. Mais j’ai déjà commencé à relier des analyses portant sur les textes de Mahigan Lepage et de Josée Marcotte à ces différents points.