5.5.4 Collaborativité

[À mettre en rapport avec 4.5 (Les procédés littéraires)]

Enfin, qui dit souffle dit respiration, et qui dit respiration suppose que des espaces de silence, de retrait du propos, sont laissés « libres », comme autant d’interstices où pourra se glisser la voix du lecteur. Nous avons déjà parlé de l’interpellation, et de quelques autres procédés littéraires qui favorisent le sentiment que nous avons un rôle à jouer dans le déroulement de l’intrigue et dans son dénouement.

Mais notre hypothèse sera ici que cela devrait se produire dès le début de la lecture, lorsque se négocie le « contrat » qui servira d’entente générale entre le lecteur et les auteurs qu’il lie.

La collaborativité renvoie aussi à des pratiques qui préexistaient à l’avènement du web. Elles se sont évidemment amplifiées et ont peut-être même changé de nature avec l’engouement croissant pour les interactions comme les jeux multi-joueurs en ligne, le chat, et le travail à distance, via des systèmes de GED (gestion électronique des documents) ou les ENT (environnements numériques de travail), le tout dans un contexte où les médias sociaux apparaissaient, se diversifiaient et acquéraient une popularité croissante.

Mais alors en quoi ces traits que l’on retrouve dans la littérature électronique sont-ils le juste reflet de la culture numérique, eux aussi (outre l’ensemble de ceux évoqués auparavant),  à leur manière (qui frappe davantage l’imagination en raison de son rapport plus étroit à la technique).

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