4.3.3 Urbanité et quotidienneté – cosmopolitisme et concrétude

Les thèmes du voyage et de l’individualité nous ont conduit à reconnaître que la participation citoyenne s’affirme par l’expression du mode de vie propre de l’individu, dans un contexte où l’on admet d’emblée que la seule certitude réside dans le changement. Cela peut sembler complètement nouveau, mais ce que cette accélération des rapports interpersonnels – qui semble impliquer une dissolution de la communauté – signifie sur le plan thématique pour nos auteurs c’est  un accent mis sur les descriptions concrètes de la vie quotidienne, généralement en ville.
On constate, en effet que l’imaginaire social rime de plus en plus avec la création de liens interpersonnels en contexte urbain. Cependant, le concept de ville se trouve formidablement élargi par les possibilités d’échanges à distance liées aux communications numériques.

Mahigan Lepage, Vers l’Ouest

Même pour Lepage, qui se lance sur les routes avant qu’Internet ne se soit implanté partout, et qui cherche à sortir de la maison du père, la ville exerce une force d’attraction qui se confirmera au cours de ses autres pérégrinations.
La volonté d’être de ce temps fait que les auteurs cherchent à dépeindre des villes qui bougent et qui bouillonnent. Remarquez, là encore, ce n’est pas nouveau. On peut dire que le sens de l’observation a poussé de nombreux grands réalisateurs à beaucoup se focaliser sur des faits de la vie courante, mais présentés sous un jour qui les mette en relief, grâce au pouvoir qu’ils acquièrent ainsi d’éclairer à leur tour des situations significatives sur le plan humain.

La recherche de la connaissance est donc liée à cette insistance à se tenir au plus près du réel.

Audrey Lemieux, Isidoro

C’est d’ailleurs ce qui frappe énormément lorsqu’on lit et relit Isidoro d’Audrey Lemieux. Elle s’imagine Isidore Ducasse reconstituant sa vie, dans ses moments marquants, ses souvenirs traumatiques, pour arriver à mieux comprendre le personnage du comte de Lautréamont à qui nous devons Les Chants de Maldoror, et – pour ce faire – elle a jugé nécessaire de se documenter avec un soin impressionnant.

Pour les Humanités numériques, le souci de la description détaillée des faits vécus, au jour le jour, et dans la ville, le plus souvent, c’est une tendance de la littérature numérique qui s’accorde bien avec une double préoccupation, soit la recherche d’une correspondance entre les champs de la recherche et les domaines d’application possible dans la vie réelle, soit les activités courantes, qui relèvent donc également de la sphère concrète de la quotidienneté. Mais, en même temps, sans nécessairement se sentir héritiers de la philosophie des lumières, époque à laquelle le cosmopolitisme commence à prendre une très grande importance, ils estiment préférable de ne pas passez à côté des enjeux contemporains et se demander « comment ferons-nous pour nous doter d’un langage commun? Comment parviendrons-nous à nous comprendre ? » Et en même temps, comment parviendrons-nous à conserver à l’eprit les implications des choix que nous faisons quant aux programmes de recherche que nous développons selon qu’ils prétendent s’attaquer à des problématiques globales ou se cantonner dans la sphère locale?

C’est pourquoi, il importe de nous demander si la recherche sait concilier ce besoin d’être arrimée à l’action, et de poursuivre sont introspection, si on peut dire cela ainsi.

[Raccourcir les phrases- attention à la lisibilité] Même si le fait de se réclamer de la fiction lui permet de jouer avec la réalité, on ne peut s’empêcher de sentir que les hypothèses qui sous-tendent cette interprétation du parcours de l’homme dont l’imaginaire a inspiré les surréalistes sont fort bien étayées du moins si on en juge par la cohérence du portrait d’ensemble qui se dégage de ces prémisses, et notamment si on considère la parenté stylistique dans l’écriture même avec la façon de voir qui se dégage de l’écriture des Chants de Maldoror. Le problème que cette réussite crée est que cela nuit à l’idée d’une division claire entre l’avant et l’après 1994-2008 (si on veut accorder une telle période de transition pour l’avènement du numérique comme nouveau paradigme de civilisation), car les Chants viennent ainsi s’ajouter à la déjà longue liste d’oeuvres en lesquelles on est tentés de voir des précurseurs de l’esthétique numérique. Finalement, cela n’est pas un si grand problème, car une vision séquentialiste aurait nuit à la compréhension de la portée du phénomène que nous traversons. Il y a des empiètements. [Réflexion à portée trop générale – à résumer-déplacer?]

Pour ce qui est de coller à la vie quotidienne, on le fait dans le sens où on voit la vie présente du personnage de l’auteur au fil des jours. Et au sein de celle-ci on remonte le cours du temps jusqu’à l’enfance où la vie du jeune Isidore est racontée de manière assez précise pour qu’on puisse s’en faire une bonne idée. Des incidents, des évènements marquants sont rapportés qui s’inscrivent dans ce quotidien dont le cheminement du comte de Lautréamont ne peut renier l’existence.

Quant à la spéculation relativement aux effets que ces « accidents de parcours » (ou ces « tragédies » – comme le suicide de sa mère) ont pu avoir sur l’être humain, elles sont à la fois « invérifiables » et fort vraisemblables pour le sens commun et l’état actuel de nos connaissances en psychologie et en sociologie des rapports humains.

Cependant, il faut reconnaître qu’Isidore Ducasse n’était pas un « personnage » (ou un être humain) comme les autres. Il cultivait une ambition plus élevée que la majorité des hommes. Il voulait être un esprit universel, et en même temps ils souhaitait demeurer absolument fidèle à ses intuitions les plus profondes. Son regard était capable d’embrasser le monde dans sa globalité et d’évaluer le moindre phénomène à la lumière de cette situation existentielle des phénomènes du monde dans le contexte d’une complexité cosmique où le cosmopolitisme pouvait jouer un rôle, bien que ce fût en mode mineur. Peut-être le rapport entre l’observation des détails de la vie concrète et l’aspiration à la fusion mystique avec le Tout pouvait-il s’incarner dans la représentation de soi que Ducasse se serait formé comme d’un ambassadeur d’une dimension occultée du réel. Comment appelait-il son père déjà? Ah oui, par son titre officiel. Quelque chose comme « le colonel ». Le « Chancelier ».

[expliciter le lien avec la question de l’urbanité et du caractère cosmopolite] Ce qui se produit est que le XIXè siècle fut une période de grands bouleversements, où la révolution industrielle fut l’occasion de l’avènement d’une troisième renaissance, selon l’analyse de Claude Lévi-Strauss de sorte qu’il y a un humanisme en émergence à l’époque où écrit Isidore Ducasse. La structure du roman sous forme de Chants divisés en strophes « rappelle » déjà le principe de la culture anthologique. La manière directe dont le narrateur s’adresse aux lecteurs rend cet être étrange dont l’envergure frise parfois celle d’un ange déchu, double du diable, mais en chair et en os, quasiment équivalent à une figure familière qui a été souvent marginalisée mais qui déciderait de sortir de l’ombre et de nous dépeindre dans le contexte du monde contemporain, où on se laisse prendre dans les exigences du paraître sans tenir compte de la difficulté de préserver une dignité sincère.

Annie Rioux, Filles du Calvaire

Dans Filles du Calvaire, d’Annie Rioux (qui y relate, rappelons-le, son séjour d’étudiante à Paris), le mot ville n’apparaît que deux fois dans la partie ‛Carnets’ et deux fois dans ‛Amplifications’.

Voici les citations dans ‟ Paris, hiver 2010 ” :

L’im­pres­sion de n’ex­pé­ri­men­ter que des si­tua­tions ab­surdes et ba­nales entre les mu­railles de la ville de mon exil, qui se ré­sument sou­vent à ne pas sor­tir les vi­danges (pur­ger) et faire les choses en douce. (p. 36)

J’en­tends le son des trom­pettes qui se mêle au bruit des klaxons et des mouettes dans la pous­sière sur la ville. Sem­blant de fête à la Porte Saint-Mar­tin qui trouble mon si­lence diurne. (p. 37)

Les deux mentions sont très rapprochées, ce qui implique le mot n’est pas écrit durant de longues pages.

Dans ‟ Amplifications ”, voici les passages :

Polir les peaux sca­ri­fiées. Ver­ser ses mi­né­raux sur des grains d’un sable vi­vant, avec quoi re­bâ­tir une ville à l’en­trée de la­quelle dres­ser des obé­lisques. Et de ce ta­bleau in­achevé, d’où coule en­core le pig­ment de nos che­ve­lures en nœuds, on s’échap­pera peut-être. (p. 50)

On oc­cupe les lieux, moi je cherche à cer­ner ma propre oc­cu­pa­tion, le dos contre une porte de métro un matin de deuil, tous les ma­tins du monde. Comme d’ha­bi­tude, on se prend la ville en pleine gueule, raide, souffre les gens bla­sés, dès la pre­mière heure, les re­gards froids et les res­pi­ra­tions épaisses. Je suis heu­reuse de ça. De tout ça. Le pré­sent est blo­qué pour quelques mi­nutes, (…) (p. 55)

Voit-on ici quelque référence à la philosophie des Lumières, à l’idéal du citoyen de la république contribuant à la formation d’un élite mondiale, cosmopolite?
Outre l’association des mentions de la ville à des situations plutôt sombres, incluant un désir de fuite face à l’incohérence de ce contexte où les richesses les plus démesurées côtoient la misère la plus injuste, comme en témoigne le ‟ de ce tableau inachevé (…) on s’échappera peut-être ” (3ème citation), l’indice le plus probant à notre avis qui nous force à admettre que non est celui qui se trouve contenu dans la seconde citation. Il s’agit du moment où elle déclare : ‟ Sem­blant de fête à la Porte Saint-Mar­tin qui trouble mon si­lence diurne ”. Cette perception négative de la fête et l’aveu que le silence lui est un refuge ne sont peut-être pas des éléments surprenants pour qui vit en ville. Mais cela nous montre bien que ce n’est pas la libre circulation de la parole qui est importante, ni le bonheur des rencontres que l’on fait dans les zones densément peuplées, qui constituent la motivation de l’étudiante à marcher dans Paris.

La deuxième remarque est que le mot ‛ville’, dans la première citation, est associé à ‛exil’. Si la traçabilité (rendue possible par l’identification) est davantage en rapport avec la vitesse, qui peut la rendre difficile, elle est ici liée au voyage sous sa figure urbaine, en raison du fait qu’en voyageant dans les métropoles1 où la population est tout de même très dense, comme Paris, une personne qui ne fait pas trop de bruit, peut en arriver à éprouver le sentiment qu’elle vit dans un état d’anonymat quasi-complet.

Les capitales en particulier sont non seulement le lieu du pouvoir, mais le centre névralgique où les décisions de tous ordres (économiques, esthétiques) se prennent. Même la manière dont on parle se détermine généralement dans les grands centres où se réalisent les plus grands volumes d’échange. Mais avec l’impersonnalité qui vient avec le franchissement du cap d’une certaine démesure dans la grandeur des chiffres représentant le nombre des personnes qui habitent en un même lieu, le fait d’être concitoyens en vient à ne plus signifier grand chose. Le personnage de la narratrice dans Filles du Calvaire semble effectivement associer la ville à une sorte d’enfer. Mais elle ne s’y sent pas trop mal à l’aise. Nous avions déjà traité du voyage par rapport à l’effacement des frontières. À cette occasion, nous avons pu trouver un lien avec l’image du Dédale qu’illustre bien le livre imprimé ‟ Maison de feuilles ”. Avec l’importance que prend l’intertextualité, on a l’impression que cela pourrait devenir rapidement labyrinthique de s’y retrouver dans les détours qu’emprunte la plume de Rioux pour exprimer ce qu’elle éprouve. Mais nous avons bien vu déjà que par moments elle n’y va pas par quatre chemins. Les allusions sont souvent directes et sans équivoques (quant au fait qu’elle soit lesbienne, et qu’elle ait failli commettre une sorte d’inceste). Donc on peut dire qu’elle alterne entre la fille qui s’investit avec enthousiasme dans son exploration des possibles, et la femme qui demeure prudemment sur ses gardes face à un monde étranger qui lui semble hostile. Elle tente d’ ‟ habiter un monde étranger ”.

Or qu’arrive-t-il lorsqu’on est déboussolé, perdu en soi-même autant qu’en la folie du monde? Il y a fort à parier qu’on errera… ‟ moi qui erre, une ba­daude ” (p. 23). Mais cela n’est pas nécessairement contre-productif, même pour un(e) étudiant(e) qui cherche à compléter son mémoire de maîtrise sur Michon (ce maître du mot retenu-relaxé), car cela peut donner la chance d’agir à un phénomène dont certains disent qu’il ne peut se reproduire sur le web, soit la sérendipité. Et en effet, les surprises que peut provoquer le hasard, requièrent en général des rencontres. Or, c’est ce qui survient dans la vie du personnage de la narratrice dont Annie Rioux est le nom et l’alter ego : ‟ des ren­contres au gré des er­rances ” (p. 17). La question est de savoir si malgré le caractère un peu aléatoire des rencontres livrées au hasard – ce qui peut être un réel signe d’ouverture – la dynamique des échanges auxquels elles donnent lieu tourne visiblement autour de la construction d’un monde meilleur, avec dispositions généreuses pour l’accueil de la différence et l’accentuation des mesures favorisant la tolérance sur le plan institutionnel. Bref, est ce qu’on considère les rencontres avec autrui comme des occasions de rendre service à l’humanité, de faire sa ba, de s’améliorer, pour le poser en termes un peu crus?

Le problème qu’on a avec le double d’Annie Rioux est qu’elle ne s’aime pas beaucoup elle-même. Cela se manifeste à certains signes extérieurs : « Il y a des matins où, vraiment, ma garde-robe me fatigue. On dirait même qu’elle me dégoûte. » (p. 24) et « Le dé­ploie­ment des fi­gures m’est im­pos­sible du fait de ma ca­rence en ima­gi­na­tion. Il m’est plus aisé de me vau­trer dans l’in­con­sis­tance nar­ra­tive et les per­son­nages qui boitent. » (p. 31).

Le rapport quotidienneté – concrétude

Nous avons déjà indiqué un élément montrant le souci des choses de la vie de tous les jours avec cette référence au garde-robe. Il est évident qu’il est plus facile de relier ‟ concrétude ” à quotidienneté que d’associer ce dernier aspect de l’écriture (dans les thèmes à tout le moins) avec le cosmopolitisme (c’est davantage à l’urbanité que nous le relions). Mais on se rappellera que dans la découverte capitale de la modernité des Lumières que fut la société civile (au coeur de la conception des échanges dans et entre les nations selon Adam Smith), il y a la politesse, qui est de même racine que ‟ polis ” (ville en grec). On doit donc s’arrêter un instant pour examiner – ce que nous avons quelque peu négligé de faire avec les autres auteurs étudiés jusqu’à présent en rapport avec ce sous-point – en quoi non seulement les rencontres (qui ouvrent sur l’hypothèse d’une valorisation de l’altruisme) mais encore la civilité (ce qui peut être le corrélat d’un respect pour l’humanité à commencer par une conscience des conditions de la dignité : propreté, pudeur, honnêteté, modération, etc.), qui joue un rôle fondamental dans les relations diplomatique, et qui commence dans la vie privée, par une culture des gestes posés avec délicatesse, que l’on soit homme ou femme, homosexuel ou hétérosexuel. Mais le pendant de cette ‟ douceur ” est l’exactitude : la précision et l’à propos avec lesquels on pose les gestes en question. Rappelons que si la concrétude est valorisée par les Humanités numériques, c’est en partie parce qu’on apprécie la capacité à mener de front la réflexion théorique et l’action. C’est peut-être une valeur de geeks, mais c’est une condition de succès pour toute espèce vivante, si on admet que le corps, non pas à la manière d’une manière, mais en tant que volonté, réfléchit. Or, si on prend pour exemple un daim ou une biche comme juste équilibre entre la capacité à être doux et preste, prompt et leste on pourra se faire une image de ce que la sensibilité doit rechercher dans les textes.

Pour illustrer ce qu’il en est à ce niveau, quoi de mieux qu’une référence à la déambulation puisque cela mêle vie en ville et souci pour les aspects apparemment insignifiants qui peuvent faire toute la différence. « Res­sen­tir une cer­taine forme de va­cuité dans l’acte de ra­con­ter la vie quo­ti­dienne quand elle touche à notre exis­tence propre, nos pen­sées fuyantes, les rues qu’on em­prunte si sou­vent qu’elles de­viennent nos veines, et son corps un lieu qu’on pié­tine, im­per­son­nel. » (p. 31). Cette citation donne le sentiment que la personne qui écrit porte en elle une forme de négligence. Elle ne redécouvre pas avec émerveillement son environnement quotidien chaque matin (rappelons qu’elle est en séjour à Paris). Mais du point de vue de notre sensibilité contemporaine cela ne veut pas dire qu’elle est à côté de la coche. Elle saisit bien l’ineptie de la routine. Elle exprime avec franchise une désillusion que nous avons tous ressentie. Accordons-lui donc le bénéfice du doute. Elle est peut-être en train d’exprimer une émotion de nature quasi-existentielle2, semblable au spleen. Au paragraphe suivant, on s’aperçoit, qu’elle a toujours les sens aux aguets. Au ‟ marché des enfants rouges ” (Rioux souligne), un mot (‛fleur d’amandier’) suscite une rêverie qui éclipse la conversation dont il s’est détaché. Elle a donc une passion pour la contemplation. Mais cela équivaut-il à une délicatesse? Est-ce aussi un souci de la précision dans le geste? On ne recevra pas de réponse directe à cette question. Mais quelques pistes : «  La vi­sua­lité des choses m’ob­sède, me di­sais-je alors. La trace m’im­porte peu. Le té­moi­gnage, va­gue­ment. Mais les pa­rages mys­té­rieux de l’image, son hors-cadre. » (p. 32). Comme quoi elle s’intéresse à ce qui sort de l’ordinaire. Mais ce qui nous importe plus est qu’elle sait s’étonner d’elle-même. Cela donne à l’écriture une vitalité qui est sûrement un signe de dynamisme. Et cela ne va pas à l’encontre du goût pour l’action que chérissent les Digital Humanists, ni ne s’oppose au cosmopolitisme, réminiscence d’une vision du monde quelque peu obsolète… que réactualise Internet.

1Comme le narrateur de La Nausée (Sartre) pris d’un haut-le-coeur au spectacle de sa main, ou comme les mélancoliques.

2ou dans les ‟ villes nombres ” comme Mahigan Lepage appelle les mégapoles d’Asie, sur son blogue, http://mahigan.ca.

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